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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 17:30

Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé, mais que les émotifs, les femmes enceintes passent leur chemin.

Je leur donne rdv au prochain post

Je choisis d'être purement narrative des faits que j'ai pu reconstituer peu à peu, narrative aussi pour ne pas me laisser envahir par l'émotion.

Ce texte pourra vous paraître bien plus froid que ce que je peux écrire, mais je ne peux le dire autrement

Il y a 9 ans de cela, j'attendais mes jumeaux et tout se déroulait sans soucis particulier.

Un jour la sage femme, constatant une simple tension à 12 à 1 mois du terme décide d'avertir mon obstétricien. Je ne comprends pas bien mais je leur fais confiance.

Celui ci prend la décision de la césarienne, pour éviter une dégradation possible et rapide de mon état.

Ma foi, je trouve cela un peu excessif, mais accoucher en double ou césarienne en une fois, cela pouvait se discuter

Moi, j'allais bien, aucune maladie, aucun symptômes, j'ai pris le temps de faire quelques photos avant de partir, juste un peu contrariée de n'avoir que les répondeurs de ma famille et pas eux en direct.

Cela m'a tracassée sur le coup, sans raison logique et mon frère me confiera avoir fait un rêve la veille de mon appel, très désagréable où je me débattais et qu'il ne pouvait rien y faire, impuissant, en ajoutant délicatement que jamais il ne rêvait de moi.

Je pense que cela a joué dans mon histoire, une impression d'inachevé à achever 

La césarienne se déroule sans soucis particulier, les bébés sont en pleine forme, on prend le temps de confirmer les choix des prénoms et je suis très fatiguée, je m'endors.

En regardant par la suite la photo, je vois que je ne suis déjà plus là, je vois mon corps, mais je sens que moi, je ne suis pas là, je suis vide de moi.

Je me plains un peu d'un mal de ventre inhabituel, mais l'infirmière me rembarre. Je me rendors.

Mon Cher arrive le soir, je résignale ma douleur et cette fois l'infirmier du soir me prend au sérieux et appelle le médecin.

Et là tout va basculer à une vitesse fulgurante.

Le verdict tombe : je fais une hémorragie de la délivrance, j'ai 1/2 litre de sang dans le ventre mais rien qui ne saigne vraiment, on fait une hystérectomie d'hémostase. Cela devrait suffire 

On referme.

Mais à peine le compte rendu finit il d'être tapé par l'anesthésiste qu'il me racontera plus tard que j'ai 6 litres de sang dans le ventre, des caillots partout.

En plus de cette hémorragie de la délivrance, je fais une CIVD, c'est à dire que je saigne tellement que je n'ai plus de quoi coaguler, et le peu que je coagule, je le fais dans les vaisseaux ce qui entretient l'hémorragie.

Le pronostic d'une CIVD est assez effroyable. 

Pour le Cher et Tendre devenu jeune papa joyeux dans la journée, la nuit vire en opération de la dernière chance.

Je repasse au bloc, ils sont 4 équipes, 3 par équipe. Et celle qui était avec l'anesthésiste me racontera : j'ai un taux d'hémoglobine indétectable, malgré mes 30 poches de sang, mon sang est celui d'un sirop à la grenadine dilué.

Dans mon ventre, c'est la consternation, cela saigne en continu, rien ne saigne vraiment mais tout fuit de partout, il n'y a rien qu'on ne puisse colmater.

Alors on tente un truc de fou, on met dans mon ventre des draps de bloc, on en mettra 6, le plus qu'on puisse en ayant assez de peau pour fermer.

Et attendre.

Car l'idée est de me remplir plus de sang que je ne puisse en perdre et que les draps fasse pansement interne.

Et prier que cela marche.

Le Samu refuse mon transfert de quelques km vers la réanimation de l'hôpital voisin, je serais morte en chemin.

Pour le Cher et Tendre qui a vu cet employé du centre de transfusion râler qu'on le dérange toute le nuit et qui ensuite attend dans mon lit de maternité, l'ordre des choses est inversé :

les  petits c'est la vie, et moi à quelques chambres de là, c'était la mort.

Je finis par être transportable dans la nuit et suis en réa.

Là on ne fera rien de plus que de continuer à me remplir, de tout, de drogues, de liquides et surtout de sang, de plaquettes. 

Je recevrais 120 poches de sang divers au total, de quoi rendre jaloux tous les Vampires de la terre. 

On me remplit et j'atteindrais les 140kg, je ne suis qu'une boule avec des tuyaux de partout, et je continue à saigner.

C'est dans ce contexte que je vais débuter mon chemin vers le tunnel.

A ce stade, je ne suis consciente de rien, je m'étais juste assoupie après la césarienne.

Je me retrouve d'un coup consciente, légère et flottant dans un espace sans rien, pas de gens, pas de meuble, pas de noir non plus, je suis dans un rien, je ne sens rien, je n'ai pas froid, je n'ai pas mal, je ne pense rien, je ne ressens rien.

Je ne suis pas dans un temps, je suis juste là, avec la conscience aiguë que je suis moi.

Et ce moi, il ne pèse rien, je ne sens rien, ni le poids d'une main ou d'un doigt que je bougerai, ni celui d'une chevelure, juste moi, et je suis légère, tellement légère qu'on dirait que je flotte et même que je m'élève.

Et dans ce rien, ce non lumière, ce non sensation, sans question non plus, je distingue comme un truc, une lueur, je ne sais pas quoi, mais je sais avec certitude que c'est par là que je vais.

Aucune question, aucune révolte, aucune peur, le monde que je vivais s'est dissout dans ce rien, je n'ai pas de famille, pas d'enfant, pas de proches, ma vie, ma réalité à ce moment précis c'est ça, ce rien.

Je pourrais vouloir rester, je pourrais vouloir vivre encore, aimer encore, craindre encore. 

Mais non, cette pensée ne m'effeure pas un instant.

Il y a comme un petit fond vaguement de quelque chose de non sonore qui serait ma vie et mes proches, mais cela s'estompe, n'existe pas.

Je suis dans un détachement de tout cela, très doux et très évident et qui n'existe vite plus à mesure que je me sens devenir légère. 

Et il y a même peut être une forme d'allégresse qui commence à venir dans la montée.

Et brutalement, vient s'interposer devant moi une silhouette, je ne vois pas vraiment de visage, pas de trait précis, mais la forme est vaguement celle d'un homme, placé un peu au dessus de moi.

Il me dira distinctement : "Tu retournes d'où tu viens, ce n'est pas ton heure".

Je ne dis rien, je ne ressens rien, cela ne m'évoque rien, mais pfuiff, c'est la fin de ma période de conscience.

Je ne reprendrais pied avec l'autre réalité que 2 semaines plus tard.

Tout ceci est long à écrire mais n'a pas duré une millliseconde.

Je ferais d'autres expériences :

Me voici en réa, j'ai reconnu plus tard le décor en y allant.

Je regarde en bas un décor de chambre d'hôpital, je vois une personne et je sais que c'est moi, mais moi, le vrai, c'est celui qui regarde, le reste n'est que mon corps. 

Je vois les tuyaux, je vois les machines et tout d'un coup j'ai une distorsion de cette image comme si je regarde à travers un écran et que sur cet écran, ce qui en faisait un rebord carré s'étire en losange, puis en rectangle puis en carré.

L'image derrière continue à se jouer, mais en voyant ces déformations, je sais, je m'entends penser que c'est un choc, que les appareils vont sonner et que je vais partir.

Et les appareils se mettent ensuite à sonner, je regarde, sans surprise, ni émotion 

Et je suis là déjà en haut du coin du plafond à regarder l'infirmière entrer tranquillement et appuyer sur le bouton de présence dans la pièce, jeter un œil automatique à la machine et d'un coup changer de couleur et sortir en courant pour revenir avec le réanimateur, que je ne connaissais pas mais je reconnaîtrais de suite lorsque je le reverrais des mois plus tard.

Fin de cette nouvelle période de conscience.

Une autre fois, je suis dans le lit, je vois ce réanimateur se pencher sur moi en silence, se relever pour sortir de la pièce pour me regarder derrière la vitre.

Sauf que je me lève avec lui, le suis derrière la porte et la vitre et l'écoute dire au jeune qui me regarde aussi derrière la vitre :

"cela sent la mort, j'ai l'habitude".

Et moi, je ne ressens rien, je ne suis pas morte, puisque je suis là, à ses cotés.

Au bout d'une semaine, il a bien fallu enlever ces draps en espérant que cela ne resaigne plus.

Cela n'a pas resaigné et on m'a remis en état, j'ai fait pipi jusqu'à 14 litres par jour.

Ma gratitude est infinie pour ces soignants dévoués, pour tous ces inconnus qui donnent leur sang, pour tous ces travailleurs qui véhiculent des bilans, des traitements et qui sont maillon d'une chaine parfois imparfaite mais qui existe et nous permet de repousser les limites.

Après tout cela il a fallu se reconstruire, physiquement, émotionnellement, reconstituer ce vide de 1 mois sans les enfants, soutenir mon aîné à qui on a annoncé ma mort et l'aider à surmonter tout cela, pleurer de joie et de soulagement en donnant les biberons en chantant le boucle la chanson de Phil Barney, avoir un seul enfant de toi.

Et surtout chercher à comprendre l'historique, et ce qui m'était vraiment arrivé, de manière scientifique.

Je suis retournée dans les services, on m'a raconté chacun des anecdotes, je voulais faire la part entre les drogues, les rêves et cette autre réalité.

J'ai fait ce qu'on appellé en anglais une NDE near death experience ou EMI pour état de mort imminente.

Les progrès de la réanimation sont telles qu'il y avait à l'époque déjà plus de 1,5 millions de cas, des livres ont été ecrits par des médecins sérieux, des études scientifiques ont été menés, des facteurs de pronostic d'un meilleur retour identifiés, des caractéristiques physiques analysés pour éliminer des biais, des caractère émotionnels ou des concordances mis en évidence, il y a meme des séminaires et des congrès.

Statistiquement, les hémorragies de la délivrance font plus de NDE, sans doute parce qu'on réanime mieux des femmes jeunes et en forme avant l'accident, mais on peut se demander si l'injustice d'une telle mort fait qu'on s'acharne d'avantage à les réanimer ?

Il y a des NDE à tout âge, et un enfant de 3 ans a même pu confier qu'il avait pris l'escalier pour le ciel.

Le point commun à tous, c'est que c'est une expérience qui marque à jamais, et dont on se rappelle avec une précision implacable même des décennies après le moindre détail et que cette expérience est difficilement partageable, tenue secrète, voire jamais divulgée.

Mais cette expérience marque à jamais le début d'une grande émotivité mais aussi d'une grande certitude ancrée : les gens n'ont plus peur de la mort et ont un appétit de vivre immense.

Il y a un avant et après, bien plus violent que l'annonce d'un cancer par exemple.

Parce que cela chamboule tout et parfois cela s'accompagne d'autres effets.

Pour ma part, j'ai eu des pré-congnitions durant des mois. Et c'était très gênant, surtout vis à vis de la mort.

La cognition c'est la conscience de quelque chose, et pré cela veut dire avant.

Je savais avant ce qui allait se produire, un peu comme si j'avais l'info à la vitesse de la lumière et tous les autres à la vitesse du son.

J'ai demandé des nouvelles de la fille d'une infirmière qui m'avait soignée durant mon coma artificiel et demandé si elle allait mieux et si elle avait trouvé une nounou.

Elle a changé de couleur, car effectivement c'était le cas mais qu'elle n'en avait jamais parlé, et d'ailleurs, pas sure qu'elle m'aurait raconté cela avec tous mes tubes.

Je savais en parlant aux gens où etaient leurs vérité une seconde avant qu'ils ne la formulent eux mêmes.

Une amie m'a distinctement vue sortir de moi un soir que je m'élevais en écoutant une musique, par une lumière bleu, planant au dessus de ma tête, j'aurais aimé qu'elle en fasse une photo, pour voir et y croire, mais je me souviens bien qu'effectivement ce moment là je me suis sentie m'élever à travers la musique.  

Le plus dur a été de gérer les pre-cog vis à vis des morts, je ne voulais pas percevoir cela, je ne crois pas à tout cela.

Je suis une cartésienne dans l'âme mais je constate des faits et je les analyses car elles ne peuvent ni être niées, ni être  gommées

Et par chance, ce phénomène a fini par s'amoindrir et n'être plus au fil du temps qu'une tendance qui pourrait passer par une belle intuition, et encore de temps à autre.

Voilà mon expérience, qui se résume au constat que quelque soit ce qui nous fait avancer ou pas dans la vie, on tisse des liens, on pense des choses

Et que la mort c'est autant la peur de ce qu'il peut y avoir après, l'inconnu, que la rupture de ces liens que l'on tisse donc la perte du connu.

On a peur de perdre ce qu'on a, on a peur de ne pas finir, peur de ne pas avoir eu assez de vie, de belle vie.

Et on peut aussi détester la vie qu'on a mais sans pour autant perdre la peur de la non vie.

Or je ne peux que constater qu'au moment qu'on croit ultime, ces liens tombent d'eux mêmes pour nous donner une grande liberté d'être.

Nous nous croyons complet avec ces liens, de fait nous le sommes sans, dans ce qui sera le non-vie.

Ce passage d'une vie de lien, à un non-vie sans lien, il se fait tout doucement, en douceur, il ne faut pas le craindre

Et quand bien même on le craindrait, il faudra passer par là.

Je ne sais pas ce qu'il peut y avoir apres ce non-vie: 

La mort ? La renaissance ? Un paradis ? Ou rien ?

Je ne sais pas mais cette expérience me rend confiante.

Et puisque ce n'était pas mon heure, je veux profiter de cette vie qu'il me reste.

A vous les studios. 

Celles qui ont vecu cela peuvent raconter en commentaires leur propre expérience et ce que cela a changé pour elles 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

maryy 25/03/2016 22:03

Je ne lis ton long témoignage que maintenant, mais je savais de quoi tu allais parler et je voulais prendre le temps de le lire tranquillement.
Ton témoignage ne me dérange pas du tout et si on exclu tout ce que tu as subi et enduré, c'est une expérience extraordinaire, je trouve !
Je n'ai pas peur de la mort moi non plus, je ne raconte jamais pourquoi, mais là ce soir j'ai envie d'en parler. J'ai perdu mon père il y a eu 40 ans ce 17 mars. J'étais très jeune à l’époque et enceinte de ma fille, il s'est endormi pour toujours et il ne savait pas qu'il ne se réveillerait jamais. Il était en phase terminale d'un cancer et une piqure l'a aidé pour ne plus souffrir. Et moi qui portais la vie, j'ai trouvé ça d'une injustice terrible et je me suis dis dans ma petite tête, puisque j'étais à ses côtés ce jour là, que ok, on meurt tous un jour, et bien moi je veux partir en sachant que ma vie s'arrête. Pouvoir dire au revoir à tous ceux que j'aime et préparer mon départ !
Bon c'est pas très gai tout ça, mais c'est la vie !
Et pour finir, juste dire, ma collègue de la biblio, a été opérée en janvier d'une opération assez lourde aux cervicale, elle a fait une hémorragie +œdème, trachéotomie, elle va mieux, elle m'a confié avoir vu une lumière blanche dans un tunnel, il faut que j'en discute plus avec elle !
Prends soin de toi, ne te gaves pas trop quand même et profites de tout ce que la vie nous offre, biz

Madynla46 17/03/2016 19:59

Merci pour ce beau témoignage. Bisous

Martine 15/03/2016 19:54

La CIVD, ,oui gravissime

Dis donc quelle paire de chaussettes, elles sont super belles & doudou

Récupères bien

blanche 13/03/2016 19:50

comme toujours, Bao, je suis admirative de la facilité avec laquelle tu sais aligner les mots, les phrases .
ton récit est bouleversant. tu es une Belle Personne , ton ame est pure
Vraiment tu as traversée et tu traverses encore des chemins douloureux., fasse que celui là soit le dernier -
Vite va retrouver Ton Homme et tes enfants ils sont remarquables et plein d'amour pour toi !!!!

j'ai failli aussi rejoindre à deux reprises le Seigneur et pourtant à chaque fois, j'étais sereine et apaisée, je flottais littéralement
je m'étonne d'ailleurs, à ce moment précis ou je t'écris raconter mon histoire jamais avant toi, je ne l'avais fais
Bon rétablissement, et grosses bises

lutin 12/03/2016 22:04

merci, merci beaucoup, mille bisous

wazaka 12/03/2016 18:41

Bonsoir, j'ai lu ton texte hier soir et cela a été un électrochoc, je me suis retrouvée en 1992, en réa polyvalente, intubée et ventilée pour une très méchante méningite à listéria qui m'a pris quinze jours de vie, mais qui m' a aussi fait connaitre ce "tunnel" dont je ne parlerais pas plus, juste pour dire que cela a été très apaisant.

Bon rétablissement :)

piloo 12/03/2016 12:32

comme je me retrouve dans ce texte sauf que moi c'était il y a 40 ans et que mon bébé n'a pas survécu, depuis j'ai tout de même eu 3 enfants, il y a 40 ans on ne parlait pas de ces "choses" là et je n'ai osé en parler que bien plus tard mais on m'a tout de même regardée bizarrement lol mais pas grave j'ai survécu à cela et récemment à un cancer (myélome) alors ce qui ne me tue pas me rend plus fort, bon courage à toi

Millierei 12/03/2016 08:35

Merci pour cet émouvant témoignage empreint d'humanité qui te ressemble , tu es une belle personne !

Tricotam 12/03/2016 07:53

Merci d'avoir partagé avec nous cette expérience si intime ........ je suis très cartésienne et ce genre de témoignage me met mal à l'aise. Sans doute parce que cela met à mal mes croyances et que je sens poindre quelque chose comme ......... l'espoir ........ moi qui ai une peur panique de ma mort, que ma non-existence laisse pleine d'angoisse ......... Une brêche dans mes certitudes parce que je sais ton témoignage sincère .......... et pour la 1ière fois une possible réponse. Me suis tjs dit que si réellement il y avait qqchose pourquoi nos proches nous voyant en si grande souffrance ne font pas un signe pour nous rassurer (je sais ça c'est pas très cartésien lol) mais tu expliques un détachement, une prise de distance ........ Prends soin de toi !

Pascale 12/03/2016 01:25

Je voulais te remercier du fond du coeur pour ton témoignage car on n'ose rarement en parler mais quel réconfort de savoir que la mort est réellement un passage et non une fin.
J'ai eu beaucoup de signes dans ma vie qui m'ont convaincue que nous avons une partie de nous qui est impérissable et dont il faut prendre soin.
Bonne continuation.

  • systemeb
  • le tricot est une passion dévorante, alors pour en parler des heures sans lasser les proches, j'ai ouvert ce blog
chers visiteurs, soyez prévenus, je serais intarissable. Mais n'hésitez pas à me laisser vos coms je partage volontiers mes petits
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