Lorsqu'on s'engage dans une guerre, on ne sait jamais ce qui va venir.
On se lève, porté par une idée ou un idéal et on se met en action.
Ces jeunes hommes il y a 100 ans, allaient gaiement faire la Der des Der.
Ces autres hommes, il y a 70 ans, ont débarqués sur une plage d'un bout de la France pour que celle ci continue à porter le nom qu'elle porte aujourd'hui.
Sans eux, je ne serais pas là comme je suis aujourd'hui.
Merci.
Mais je voudrais dire une autre chose : la guerre c'est bien de la faire, mais c'est encore mieux quand on l'arrête.
Oui, parce que la guerre en laine, elle se fait avec des aiguilles de 2mm, avec des pelotes de 215m, à tricoter des petits objets de même pas 1g et qu'il va falloir coudre ensuite.
Et que dans ce cas j'ai brusquement l'impression d'avoir des grosses mains et des yeux tout petits.
J'ai commencé par faire la Bataille du Pantalon, avec ma collègue Chantal, à partager sa pelote
Ah, j'ai bien aimé ce combat là
J'ai trouvé la laine très agréable et cela monte aisément.
Après l'épreuve de la couture, il y a eu l'épreuve de la broderie, avec le fil marron
Et j'ai réussi à en faire 8 de chaque et il me manque 20 cm pour finir encore 1 sac à dos
Chantal elle a trouvé le moyen de les faire sans coutures, mais trop tard, j'avais fini
Du coup lors de la WoolStock, j'avais poussée Chantal faire aussi la Bataille de la Bretelle, au prétexte qu'une tricoteuse aguerrie comme elle pouvait aisément vaincre cet ennemi, qui plus est désarmé puisque sans couture
Du coup, changement de plan de bataille au QG, les bretelles et les ceintures seront tricotées à l'identiques et les chaussures aussi
Oui, les petits vers de terre sont les bretelles et ceinture et les gros sont des chaussures
Elle raconte actuellement sur son blog l'histoire de son arrière grand père qui a fait cette Der des Der, Mais aussi elle a remonté l'histoire familial. C'est très émouvant.
Nous avons réussi chacune à habiller complètement 7 Poilus.
Merci Camarade Lafée pour ton aide, sans toi je n'aurais pas trouvé la motivation pour en venir à bout
J'enverrais cela en fin de semaine lorsque je rejoindrais le reste de ma troupe lors de notre Journée mondiale du Tricot
Et maintenant, je suis de permission, et peut être d'armistice.
Je vais donc reprendre mes habitudes tricotesques en attendant en fin d'année monter à Roubaix pour l'expo.
Oui, parce que la seule chose de bon quand on fait la guerre, c'est quand on l'arrête