Je vous ai abandonné quelques temps, la faute au manque de réseau, la faute à mon téléphone qui n'aime pas internet, la faute à l'application Over blog qui coince et m'efface tous mes articles après des heures de frappe sur le mini clavier.
Et l'envie aussi de faire une pause
Mais la sortie se profile, au fil des permissions de week end
Me revoici pour quelques heures devant mon ordinateur et j'en profite pour vous faire un coucou
Je réalise que ce jour est celui de l'armistice et qu'il y a là un beau symbole qui marque la fin des hostilités d'un pays qui durant quelques mois a vu ses citoyens se diviser sur des opinions très variées.
Il est venu le temps de l'armistice
L'armistice, c'est le temps de la paix, de la concorde et de la reconstruction.
Mais peut on parler de victoire là où il y a eu des guerres ?
Alors quand on me parle de victoire, j'ai envie de citer Mandela :
"Je ne perds jamais, disait il,
Soit je gagne,
Soit j'apprends..."
Et moi, j'ai appris la vraie patience, celle qui se nourrit de la certitude que la sortie viendra quoi qu'il arrive, guérison ou consolidation; récupération totale ou séquelle.
Cette patience là, elle est faite d'optimisme de la Vie elle même, d'un demain qui adviendra malgré moi et qui nous soulage de la nécessité de toujours vouloir, de toujours devoir faire.
Mais j'ai aussi appris le combat dans un centre de rééducation, celui fait de petites victoires répétées, sur soi même, sans complaisance puisque chaque muscle ou chaque degré acquis a été mérité
Ces victoires sont porteuses
Il me reste maintenant à revenir au quotidien et poursuivre le chemin au dehors, sans avoir tout à fait fini la rééducation, persévérer dans l'effort et seule, sans ce cocon, en affrontant soit commisération, soit indifférence. Je préfère l'indifférence
Il me reste à revenir dans ma vie d'avant en sortant de ce temps suspendu, en douceur si possible
Et l'un des moyens, c'est de vous reparler de laine.
La suite laineuse au prochain post et en attendant, cultivons et savourons la paix au fond de nous mêmes car ce n'est qu'en la connaissant intimement que nous pouvons la faire exister autour de nous.